SAVOIE
1284, chemin de la Cassine - CS19455 | 73094 Chambéry Cedex | Tél : 04 79 62 14 80 | E-mail : contacts@capeb-savoie.fr
Accueil / Actualités / Consommation : quand les abus aboutissent à…
/ Je suis perdu !
2 février 2017

Consommation : quand les abus aboutissent à d’autres abus…

Un projet de loi imposerait à partir du 1er avril, l’obligation d’afficher les prix d'intervention sur les sites internets des artisans qui en possèdent et les devis redeviendraient obligatoire sans seuil minimum.
depannage_pas_arnaquer

Il y a d’abord ces enquêtes qui jettent un pavé dans la mare et surtout le discrédit sur tout un secteur, en l’occurrence, l’artisanat du bâtiment.
Que Choisir excelle dans cet art en accusant les artisans du bâtiment de ne pas savoir travailler et en affirmant que le dispositif RGE n’est pas contrôlé.
Il y a aussi la DGCCRF qui conduit sa propre enquête et dénonce des pratiques déloyales.

Or, dans les deux cas, l’enquête porte sur un nombre extrêmement réduit d’entreprises ce qui en fait un échantillon nullement représentatif.

La DGCCRF déclare aujourd’hui qu’il ne faut pas généraliser et que « tous les artisans ne sont pas des escrocs ». On est content de l’entendre ! Il n’empêche que jeter l’opprobre sur 400 000 entreprises et leur intégrité sur la base d’une enquête menée sur 360 entreprises et, qui plus est, ayant fait l’objet de plaintes, est pour le moins irresponsable.

Nous ne mettons pas en doute le fait qu’il existe des professionnels peu scrupuleux prétendant disposer du label RGE sans l’avoir réellement ou l’ayant et en profitant pour amener leurs clients à faire des travaux bien plus importants qu’ils ne le souhaiteraient en réalité.

Il n’est pas admissible que, pour lutter contre les pratiques trompeuses de quelques-uns, tout un secteur soit pénalisé !

Or, c’est précisément ce qui arrive aux entreprises artisanales qui exercent une activité de dépannage ! Parce que certains ont escroqué sans vergogne des consommateurs, l’Etat a décidé de sanctionner tout le monde, compliquant du même coup la vie des professionnels honnêtes.

Ainsi, à partir du 1er avril, les artisans qui interviennent chez des particuliers auront l’obligation d’afficher leurs prix sur leur site internet s’ils en ont un, qui plus est, en détail : frais de déplacement, taux horaire de la main-d’œuvre, montant des forfaits, coût éventuel des devis, etc.

Et par la même occasion, le nouvel arrêté impose aux professionnels d’établir un devis et un ordre de réparation avant toute intervention, quel que soit son prix. Une aberration contre laquelle la CAPEB s’est élevée auprès de la Secrétaire d’Etat en charge de l’Artisanat, signataire dudit arrêté.